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COMUNICAZIONI SOCIALI - 2010 - 1. Lasciare tracce, essere tracciati

digital COMUNICAZIONI SOCIALI - 2010 - 1. Lasciare tracce, essere tracciati
Digital issue
journal COMUNICAZIONI SOCIALI
issue 1 - 2010
title COMUNICAZIONI SOCIALI - 2010 - 1. Lasciare tracce, essere tracciati
curatore Francesco Casetti
publisher Vita e Pensiero
format Digital issue | Pdf
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I media hanno cambiato pelle. La loro progressiva diffusione li ha portati non solo a occupare ogni interstizio della nostra quotidianità, ma anche a costituire l’orizzonte entro cui ci muoviamo.
In questo senso essi non appaiono più come strumenti di cui servirsi, ma piuttosto come un ambiente – anche al plurale: ambienti in cui operare. Questa trasformazione impone un profondo riaggiustamento mentale. I vecchi concetti servono a poco: fanno riferimento a situazioni semplificate che, letteralmente, non si danno più. Pensiamo ad esempio allo schema emittente-recettore: hanno forse ancora una direzione univoca – e più radicalmente hanno una direzione – le parole che circolano in rete? O pensiamo al concetto di spettatore: a cosa ‘assiste’ chi davanti ad uno schermo televisivo segue un programma e contemporaneamente lo commenta su un social network? O pensiamo all’idea di effetto: quando un messaggio è rielaborato dal basso attraverso pratiche di re-cut o il mash-up, si può ancora dire che ‘causi’ un comportamento, o piuttosto bisogna pensare che esso funzioni da semplice pre-testo? L’idea stessa di comunicazione vada stretta a questo paesaggio mediale. Nelle due grandi aree oggi in crescita, rispettivamente quella dei social network, che offrono ad un soggetto soprattutto una vetrina in cui esporsi agli altri, e quella dei locative media, che offrono ad un soggetto la possibilità di orientarsi in un territorio fisico, non si ‘comunica’ nel senso tradizionale del termine; ci si mette in scena, si gode dell’essere guardati o letti, si evita di perdersi, si individua una meta, si accumulano ‘amici’ che non si conosceranno mai ecc.; ma non c’è più – o almeno non sembra esserci – quel senso dell’incontro e dello scambio tra soggetti che ha costituito il nucleo concettuale della parola ‘comunicazione’.

ARTICOLI

premessa
by Francesco Casetti pages: 4 Download
La traccia in filosofia
by Silvano Petrosino pages: 6 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
Dans le débat culturel et philosophique des années soixante et soixante-dix du XXe siècle, animé par un vif intérêt pour les questions de langue et de signes, la trace est certainement l’un des thèmes dominants: l’analyse et l’évolution de ce concept peut être principalement attribuable à la pensée de E. Lévinas et J. Derrida. Celui-ci, en particulier, a effectué une refonte rigoureuse de la trace qui, même si inspirée par la pensée de Heidegger, en dépasse l’héritage et évolue dans une direction réellement novatrice. Par Lévinas, pour ainsi dire, Derrida a mis dans une position de devoir repenser la catégorie de Heidegger d’événement, en la détachant du silence sur le passé d’origine et l’ouvrant à l’avenir des décisions responsables. La trace, «passé qui n’a jamais été présent», telle que définie par Lévinas, se révèle comme le lieu d’origine de la possibilité de décision, dans laquelle altérité, unicité et responsabilité éthique sont étroitement liés de manière inséparable. La réflexion sur la trace nous conduit ainsi à l’identification d’une structure de l’humain le plus possible loin d’un système fermé et ne concevable que comme un ‘dispositif stratégique ouvert'.
SUMMARY
Within the cultural and philosophical debate of the sixties and seventies of the twentieth century, animated by a lively interest in the issues of language and sign, the trace is certainly one of the dominant themes: the analysis and the evolution of this concept can be primarily attributed to the thought of E. Lévinas and J. Derrida. The latter, in particular, has conducted a rigorous rethinking of the trace, even if inspired by the thought of Heidegger; it exceeds its inheritance and evolves into a genuinely innovative direction. By Lévinas, Derrida is put in a position to rethink Heidegger’s category of event, releasing it from the silence of the original past and opening it to the future of responsible decision. The trace, «past that has never been present», as defined by Lévinas, is revealed as the original place of the possibility of the decision, in which otherness, uniqueness and ethical responsibility are intertwined in an inseparable way. The reflection on the trace thus leads to the identification of a human structure as far as possible from a closed system, only conceivable as a ‘strategic open device’.
L’influenza della mappa e il mondo come ‘flu swine’. Tracce di virus. O del virus come traccia
by Carmelo Marabello pages: 9 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
Cet article vise à étudier la nature d’un objet social complexe: un plan basé sur le Web produite ces derniers mois afin de suivre l’évolution d’une maladie infectieuse, connue sous le nom de grippe porcine. Le circuit des signes et des événements que la carte a dessiné, le cycle de contacts web générés par la peur de la contagion, les modes des discours, sont à l’étude comme processus et discours, pratique scientifique et trace de socialisation, émersion d’une documentation faite d’intentions et de réactions, de questions et de résultats. D’intention qui nous tracent et de traces que nous suivons comme des panneaux de signalisation. De scènes où la vraie carte est nourrie et nourrit à son tour, l’imaginaire que techno science, cinéma, science-fiction ont produit pour nous, s’imposant comme mode d’emploi du monde.
SUMMARY
This essay aims at investigating the nature of a complex object: a web-based map produced in recent months in order to trace the evolution of an infectious disease, known as swine flu. The circuit of signs and events that the map has drawn, the cycle of web contacts generated by the fear of contagion, the patterns of the discourse, are being investigated as a process and discourse, scientific practice and traces of socialization, the emerging of a documents made of intentions and feedbacks, of queries and results. It is made of intents that characterize us and of traces that we follow as traffic signs. Scenes of reality in which the map is fed and feeds, in turn, imaginary that techno-science, movies, science fiction have produced for us, establishing themselves as the world operating instructions.
Tracce di sé in rete. I social network fra tracciare ed essere tracciati
by Elisabetta Locatelli, Sara Sampietro pages: 8 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
L’article vise à illustrer les résultats de la recherche exploratoire menée pour comprendre la relation entre le réseau social de trace, analysant les trois différents environnements en ligne (Facebook, Twitter, Friendfeed) partant des pratiques mises en oeuvre par ceux qui les vivent tous les jours. L’établissement de recherche combine la cartographie des différentes plates-formes en ligne avec l’observation des pratiques des utilisateurs, choisis entre adopteurs précoces et gros utilisateurs de l’Internet, où les réseaux sociaux étaient à la fois objet et outil de recherche. La conclusion principale est que entre réseaux sociaux et trace il existe un lien structurel: le réseau social ne peut exister seulement grâce aux utilisateurs dont l’utilisation et la consommation des traces est configurée comme une pratique collective, comme dans l’autre personne ils trouvent également un co-auteur, et comme travail que le sujet fait lui-même en se rapportant avec l’instrument et les autres utilisateurs. Les contenus peuvent également être définis comme traces et non pas comme des simple signes, car le processus de renvoi est toujours ouvert. En effet, ils sont laissés hors de la présence réelle de l’émetteur et du destinataire, sans pour cela en perdre le sens, mais plutôt en s’appuyant sur l’interprétation de ceux qui la liront et sur leur liberté de la mettre dans d’autres contextes que ceux pour lesquels elle a été conçue.
SUMMARY
The article aims to illustrate the results of an exploratory research conducted to understand the relationship between trace and social network, analyzing three different online environments (Facebook, Twitter, Friendfeed) starting from practices implemented by those who live them every day. A research facility has been implemented that would combine the mapping of the various online platforms with the observation of some users’ practices, chosen between Internet early adopters and heavy users, where social networks were both subject and research tool. The main result that emerged is that between social networks and trace there is a structural link: the social network can only exist thanks to the users whose use and consumption of traces is configured both as a collective practice, because in the other person they also find a co-author, and as a work that the person creates, relating to the instrument and to other people. Contents can also be defined either as traces, but not as simple signs, as the referral process is always open. Indeed, they are also left beyond a real presence of the issuer and the recipient, not losing their meaning, but rather relying on the interpretation of those who will read it and on their freedom to put it in contexts other than those for which it was designed.
Exogrammi di memoria perduta: «Amnesia», indagine sui ricordi cancellati
by Marzia Morteo pages: 8 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
Dans cet article, nous proposons un modèle théorique visant à fournir une interprétation possible d’un phénomène fascinant qui a fait l’objet de nombreuses recherches tant sur le plan scientifique que sur le plan humaniste: l’amnésie. Pour faire ça, nous nous occupons de la diffusion de Radiodue, Amnesia. Le présentateur, Matteo Caccia, propose, sous forme de projet de récit autobiographique, son histoire, après avoir été frappé par une L’analyse utilise un approche interdisciplinaire et étudie d’un coté la mémoire comme engramme, c’est à dire comme trace de mémoire cérébrale, et de l’autre comme exogramme, c’est à dire comme trace matérielle externalisée sur un support physique. Le travail vise à mettre en évidence la complexité du système-mémoire, entrelacement hétérogène de composants, et se penche sur deux étages, une instance interne, l’autre externe. Le premier étage étude la mesure de la mémoire individuelle et comme la recherche du souvenir et comme la construction de nouvelles expériences est médiatisée par la relation entre corps et environnement. D’un coté, le corps devient le support pour créer un nouveau magasin d’expérience, de l’autre il devient un outil pour rechercher des traces dans la mémoire de son passé. Cependant, personne ne dira que des stimulations spécifiques créent un souvenir précis, mais en suivant les études les plus récentes des neurosciences, on pourra dire que la stimulation génère une interprétation de la réalité qui est basée sur l’état d’esprit de la personne qui se souvient et sur le substratum d’expérience sous-jacent à la reconstruction de la mémoire. De cette façon, l’action de la réminiscence est étroitement liée à la dimension du présent. Le deuxième étage, toutefois, étudie l’objectivation de la mémoire sous une forme concrète. En utilisant le terme ‘exogramme’ inventé par Merlin Donald, nous analyserons les exogrammes comme la mémoire individuelle, collective et culturelle, à travers les exogrammes personnels du protagoniste, ses photographies ses albums de famille, qui mélangent sa mémoire avec celle de ses proches, et ce que nous appelons exogramme culturel, le magasin à l’intérieur des bureau Rai, à Milan. On y trouve, classifiées, toutes les émissions radio menée par Matteo Caccia, archive ‘absolu’ de sa mémoire individuelle et, simultanément, une archive, qui est largement répandue et peut être copié et devenir exogramme des utilisateurs. Enfin, nous conclurons en proposant un paradigme possible d’analyse des processus de mémoire que nous appelons neuro-culturel-médial entremêlant les aspects pratiques de la mémoire et les autres éléments du contexte dans lequel vivent les individus, en mesure de façonner les pratiques de réminiscence des individus.
SUMMARY
In this paper we propose a theoretical model aimed at providing a possible interpretation of a fascinating phenomenon that has been the subject of numerous investigations from both a scientific and humanistic point of view: amnesia. To do this we have analyzed Radiodue broadcast, Amnesia. The host, Matteo Caccia, proposes his story in form of autobiographical narration, having been hit by a global retrograde amnesia that has erased all memories of his past life, and his subsequent rediscovery of the world as if it was for the first time. The analysis uses an interdisciplinary approach and investigates memory on the one hand as engramme, a cerebral memory trace, and on the other hand as exogramme, i.e. a material trace outsourced on a physical medium. The work aims to highlight the complexity of the memory system, a heterogeneous plot of components, and considers two levels, the internal body, and the outside. The first level studies the extent of individual memory and how the research of memory and the construction of new experiences are mediated through the relationship between body and environment. On one hand the body becomes the medium to create a new experience storage, on the other hand it becomes the tool to search for memory traces of its past. However, no one will argue that specific stimulation results in a specific recollection, but following the most recent neuro-scientific studies, the stimulus generates an interpretation of reality that is based on the mood of the recalling person, and on the experiential substratum underlying the reconstruction of memory. In this way the action of reminiscence is closely related to the dimension of the present. The second level deals, however, with the objectification of memory in a concrete form. Using the term ‘exogramme’, coined by Merlin Donald, we will analyze the exogrammes as if they had individual collective and cultural memory, through the protagonist’s personal exogrammes, his photographs, his family albums mixing his memory with that of his family, and through what we call cultural exogramme, the archive in Rai Milan headquarters. All Matteo’s broadcasts are stored there, an ‘absolute’ archive of his individual memory and, simultaneously, a media archive, that is widespread, can be copied and become a users’ exogramme. Finally, we conclude by proposing a possible analysis paradigm of memory process that we call neurocultural- medial, crossing on one hand the practical aspects of people’s memory and on the other hand the context in which individuals live, able to shape the individuals’ reminiscence practices amnésie rétrograde globale qui a effacé tous les souvenirs de sa vie passée, et la redécouverte ultérieure du monde, comme si pour la première fois.
Immagini-souvenir da mondi devastati. Il fenomeno dei tour turistici nei territori del post-trauma
by Alice Cati pages: 10 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
Ces dernières années il y a eu une tendance de plus en plus diffusée à participer à des visites et des excursions organisées par les tour-operators pour explorer certaines zones dévastées par la guerre (Sarajevo, Auschwitz) ou par des catastrophes naturelles et nucléaires (New Orleans et Chernobyl). Ce phénomène est lié à une réelle nécrophilie de la trace, qui pousse le touriste-voyeur, habitué aux images des médias de plus en plus sanglantes et violentes, à activer un premier contact avec les tragédies du passé, à sympathiser fatalement à la fois avec victimes et bourreaux, tous les deux protagonistes de ces événements. En travaillant sur des productions hétérogènes (l’oeuvre vidéo-artistique War Tourist de Emmanuel Licha et quelques vidéos amateuriel postées sur YouTube), cet essai permettra d’identifier la signification de ces représentations, capables non seulement de traduire en images l’expérience d’un voyage à la frontière entre commémoration et profanation, mais aussi d’établir un équilibre précaire entre proximité et distance, dans l’appropriation des signes d’une réalité marquée par une irréductible différence avec l’univers rassurant des touristes.
SUMMARY
In recent years there has been an increasing tendency to participate in tours, guided and organized by tour operators, to explore some areas devastated by war (Sarajevo, Auschwitz) or by natural and nuclear disasters (New Orleans and Chernobyl). This phenomenon is intertwined with real trace necrophilia, pushing the tourist-voyeur, now accustomed to increasingly bloody and violent media images, to enable on one side a first contact with the tragedies of the past, on the other to fatally empathize with both victims and perpetrators, protagonists of those events. Working on diverse productions (the video-artistic work War Tourist by Emmanuel Licha and some homemade videos posted on YouTube), this essay will identify the meaning of such representations, which not only translate into images the experience of a trip to the border between commemoration and desecration, but also establish a precarious balance between proximity and distance in the appropriation of the signs of reality, marked by an irreducible difference with the reassuring universe of tourists
La traccia tra sorveglianza, disseminazione, territorializzazione. Per una variazione sul tema
by Miriam De Rosa pages: 14 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
Le dispositif filmique est actuellement au centre d’un mouvement qui voit énlargir son champ d’application, expression et pertinence. Pour cette raison, le cinéma et l’art contemporain offrent de nombreux exemples où l’instance cinématographique est associée à de nombreuses formes de médias et à différentes pratiques socioculturelles. Cela inclut des images, fixes ou animées, réalisées à fins de contrôle, qui semblent être particulièrement importantes dans le contexte actuel. Une analyse de ces formes visuelles est donc en mesure de suivre la logique qui caractérise les mécanismes de surveillance, la compréhension des influences sur les sujets et les implications en ce qui concerne l’espace. Deux études de cas sont particulièrement intéressants à cet régard: Shopping Mall de Jamie Wagg et Die Schöpfer des Einkaufswelten de Harun Farocki. Ces travaux portent à la réflexion sur la ‘société de la discipline’ et se prêtent à une interprétation qui met l’idée au milieu de la trace. Cette notion est alors considérée comme la clé de lecture du corpus identifié. Elle, déclinée dans la variante double ‘trace empirique’ et ‘trace filmique’, constitue en effet l’arrière-plan conceptuel à partir duquel il devient possible d’identifier la dynamique de présence-absence, diffusion-fixation, et territorialisation- déterritorialisation qui sont sous-jacentes aux mécanismes de surveillance.
SUMMARY
The filmic device is currently the focus of a movement that expands its scope of application, expression and relevance. For this reason, cinema and contemporary art offer many examples of how the cinematic instance is associated with many different media forms and with different socio-cultural practices. These include images, still or moving, carried out for control purposes, which seem to be particularly significant in the present context. An analysis of these visual forms can thus trace the logic that characterizes the supervisory arrangements, understanding the influences on the subjects and the implications in relation to space. Two case studies are particularly interesting in this regard: Shopping Mall by Jamie Wagg and Die Schöpfer des Einkaufswelten by Harun Farocki. These works focus the observation on the ‘society of discipline’ and lend themselves to an interpretation, putting the idea at the centre of the trace. This notion is then taken as the key to the identify the corpus; declined in the double variant ‘empirical trace’ and ‘filmic trace’. It forms indeed the conceptual background in which it is possible to identify the dynamics of presence-absence, dissemination- fixing, territorialization-deterritorialization underlying the monitoring mechanisms
Disciplina e antidisciplina.Forme mediali della sorveglianza nell’arte contemporanea
by Antonio Somaini pages: 17 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
Dans la fin des années 60 et aujourd’hui, le thème de la surveillance optique a été étudiée dans l’art contemporain à travers une variété de formes de médias et de dispositifs, allant de la performance (Vito Acconci) à la photographie (Sophie Calle), des installations vidéo (Michael Snow, Bruce Nauman, Dan Graham, Steina Vasulka) au montage d’images de found footage (Michael Klier, Eyal Sivan, Harun Farocki). Pris ensemble, ces réflexions indisciplinées sur la disciplinante force du regard révèlent des caractéristiques fondamentales d’un art contemporain, l’attitude envers les médias et les dispositifs: la capacité de les prendre et de les utiliser librement dans une façon nouvelle et créative, en mettant en premier plan les fonctions qu’ils sont appelés à exercer plus que leur technologie spécifique. Une attitude qui montre comment l’art contemporain peut être considéré comme une zone d’intérêt particulier pour étudier les changements dans le paysage médiatique contemporain.
SUMMARY
In the late ’60s and today, the theme of optical surveillance has been explored in contemporary art through a variety of media forms and devices, ranging from performance (Vito Acconci) to photography (Sophie Calle), from video installations (Michael Snow, Bruce Nauman, Dan Graham, Steina Vasulka), to the montage of found-footage images (Michael Klier, Eyal Sivan, Harun Farocki). Taken together, these undisciplined reflections on the disciplining force of watching, reveal one of the fundamental features of the attitude of contemporary art towards the media and devices: the ability to take and use them freely in a creative and new way, bringing forth the featured functions they are called to exercise more than their specific technology. An attitude that shows how contemporary art can be regarded as an area of particular interest to study the changes in contemporary media landscape.
L’autoritratto e lo scacco dell’assenza. Nota sulla scrittura a partire da José Saramago
by Glenda Franchin pages: 9 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
La fatigue de raconter son histoire sous forme de portrait – soit-il picturale ou littéraire – est l’une des formes les plus réussies et diffusées d’autoreprésentation. La recherche constante de l’individu d’une définition de son propre nom – c’est-à-dire de sa propre spécificité – se heurte à la fugacité de l’unique, qui mal supporte d’être représenté par une forme unique toujours identique à elle-même. Dans l’équilibre entre besoins de (auto) représentation et fragilité de donner un nom, le roman de José Saramago Manuel de Peinture et Calligraphie (1977) prouve d’être place fructueuse de la pratique de tracer le soi, qui met l’accent sur son ambivalence constitutive. L’histoire d’un peintre dont le nom est silencieux – indiqué par la simple initiale, H. – qui décide de quitter l’art pour se consacrer à l’écriture, en y cherchant l’expression plus efficace, nous introduit à approfondir la relation entre la pratique de tracer et les formes de trace, mettant en évidence l’imbrication profonde. Pas de nom (portrait) peut atteindre une connaissance approfondie sur le sujet, qui ne peut toutefois échapper à la tentative de se tracer pour mieux s’afférer. Le portrait/autoportrait authentiques ne sont pas définis par rapport à la ressemblance avec leur référent, mais à partir de traces d’une altérité présente dans cette forme d’absence qui traverse l’identité de chacun. La représentation expose le sujet et en même temps elle le manque, se révélant comme la réécriture dynamique et continuelle et non pas comme une simple re-présentation des caractéristiques du sujet. La recherche d’une forme de permanence qui va au-delà de l’ombre qui enveloppe l’identité ne peut que se décliner en un redire, se réécrire fécond dans lequel la diffusion et la création du soi sont dynamiquement actives et présentes.
SUMMARY
The fatigue of the story itself in the form of portrait – both pictorial and literary – is one of the most successful and spread forms of self-representation. The constant search of a definition by the individual of his own name – that represents his specificity – clashes with the elusiveness of the uniqueness, which resents being represented by a unique shape always identical to itself. In the balance between the needs of (self) representation and the fragility of the name, the novel by José Saramago Manual of Painting and Calligraphy (1977) proves a fruitful place for the practice of tracing the self that emphasizes its constitutive ambivalence. The story of an artist who is not named – indicated by the simple initial H. – Who decides to leave his art to devote himself to writing, searching in it a more effective expression of the self, introduces us to the deepening of the relationship between the practice of tracing and the forms the trace, highlighting their deep intertwining. No name (picture) can achieve a comprehensive knowledge on the subject, but the subject cannot escape the attempt to trace itself, better to hold on to itself. The authentic portrait/self-portrait are not defined in relation to the similarity with their referent, but from being traces of otherness in this form of absence going through the identity of each one. The representation exposes the subject and at the same time misses it, revealing itself as dynamic and continuous rewriting and not as a mere re-presentation of the features of the subject. The search for a form of permanence that goes beyond the shadow enveloping identity can not but decline itself in a fecund re-telling and re-writing itself, in which dissemination and establishment of the self are dynamically active and present together.
La traccia nel giallo: orma del delitto, trompe-l’oeil, forma di resistenza all’entropia
by Mauro Buzzi pages: 9 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
La pratique de suivre les traces, comme la recherche des preuves ou des indices sont devenues tout au long du XXe siècle, tòpoi largement utilisés dans les productions culturelles à une variété de niveaux. D’une manière privilégiée elles sont devenues le coeur battant de ce genre trans-médial, que nous définissons comme ‘giallo’ (Roman policier) en Italie. Dans ce contexte, le statut accordé à la trace devient un des motifs fondamentaux de la construction narrative. Nous reconnaissons trois événements majeurs. La trace comme empreinte du délit, tout en reconnaissant dans la même le nécessaire point final d’un chemin dont la reconstruction est toujours possible. La figure de l’enquêteur coïncide alors avec celle du scientifique positiviste. A celui-ci se superpose un nouveau genre de détective qui, faisant face à une réalité difficile se trouve souvent à devoir parier sur ses propres croyances et à résoudre des cas, surtout à travers ses actions. La trace ressemble dans cet esprit à un trompe-l’oeil, une station de chemin consacré à se perdre plutôt qu’à reconstruire une réalité déjà inaccessible. L’idée de trace comme forme de résistance à l’entropie s’oppose à une esthétique de l’incompréhensibilité du réel. L’objectif de l’enquête n’est plus le résultat, mais l’enquête elle-même, comme condition de défi permanent à l’indistinction. L’enquêteur est dans ce cas l’homme, en quête continuelle et infinie du sens de sa propre vie.
SUMMARY
The practice of following traces and the searching for evidences or clues have become, throughout the twentieth century, widely used tòpoi in cultural productions in a variety of levels. In a privileged way they have become the heart of that trans-medial genre, which we define ‘giallo’ (crime novel) in Italy. In this context, the statute accorded to the trace becomes a fundamental theme for the narrative construction. We recognize three major occurrences. The trace is the footprint of a crime, recognizing the need in the same the necessary arrival point of a path of which reconstruction is always possible. The investigator figure coincides with that of positivist scientist. A new figure of detective is superimposing to him, facing an often misleading reality, and having to bet on his beliefs and solve cases, especially through action. In this view, the trace is felt as a trompe l’oeil, a station of a path devoted more to losing itself than to trying to rebuild an already inaccessible reality. Faced with the aesthetic of unintelligibility of reality, the idea of trace opposes as a form of resistance to entropy. The core of the investigation is not its result, but the investigation itself, as a condition of continuous challenge to indistinctness. In this case the investigator is the man in continuous and infinite search of the meaning of his own life.
Fenomenologia della deissi. Traccia e soggetto nel lascito di Christian Metz
by Giacomo Coggiola pages: 9 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
La trace est considerée ici une place constitutivement dialectique, suspendue entre son témoignage et l’incertitude d’une référence éloignée, en particulier par rapport à l’idée de continuité dans le signe artificiel de son créateur (Benjamin, Le narrateur), et la lecture sémio-linguistique qu’on a donné à ce problème. On considère donc la trace comme référence déictique au sujet de l’énonciation et à la «situation du discours» benvenistienne, pour retracer dans un nombre de ses noeuds fondamentaux le débat sur l’énonciation du film, avec une référence particulière à l’‘énonciation impersonnelle’ de Metz. L’accent sera donc consacré à l’inversion de la notion linguistique de deixis, selon la formule metzienne qui fait de la trace énonciative l’empreinte ‘réduite à paysage’. En cela, on décrit la limite épistémologique qui rompt le lien déictique entre la trace (texte) et son origine (empirique): d’un coté, la marque énonciative se replie en métadiscours (le film est présent en référence à lui-même, en même que corps); de l’autre, l’objet est retourné comme un endroit de décentralisation et d’absence à la leçon (post-) structuraliste. Malgré, ou plutôt à travers la stricte adhésion metzienne à ce cadre théorique, on souligne l’émergence, dans l’irréductibilité auto-référentielle que la qualité sensible du film offre et oppose à la pertinence linguistique, de ce que d’après les mots de Barthes, il nous semble légitime de définir un ‘sortie du texte’.
SUMMARY
The trace, a constitutively dialectical place suspended between its evidence and the uncertainty of a distant reference, is meant here in particular in relation to the idea of continuity, in the artifact of its creator’s sign (Benjamin, The Narrator), and to the semiological-linguistic interpretation that was given to this problem. The trace is therefore considered as deictic reference to the subject of enunciation and Benveniste’s ‘speech situation’, to retrace in some of its fundamental parts the debate on the enunciation of the film, with particular reference to Metz’s ‘impersonal enunciation’. Therefore, the focus will be on overturning the linguistic notion of deixis, according to Metz’s formula that reduces the enunciative track to mere ‘landscape trace’. Therein lies the epistemological boundary cutting the deictic link between the trace (text) and its (empirical) origin: on one side the enunciative mark results in turning down to meta-discourse (in which the film is present in reference to itself, also as a body); on the other side, the subject is represented as a place of decentralization and absence in the (post-) structuralist lesson. Despite, or rather through Metz’s strict adherence to this theoretical framework, in the self-referential irreducibility that the sensible quality of the film offers and opposes to the linguistic relevance, emerges what we consider legitimate to define, in the words of Barthes, an ‘exit from the text’.
Il gioco delle tracce. Inscrizione e trascrizione dell’esperienza nei media contemporanei
by Ruggero Eugeni pages: 10 € 6.00
Abstract
RÉSUMÉ
Dans leur développement historique les médias modernes ont fait référence à deux logiques différentes de trace. Les médias de base mécanique, photographique, comme le cinéma, se référent à une idée, en tant qu’inscription: l’image et le son reproduits dérivent d’une fixation pour l’empreinte et sont donc le témoignage durable de l’événement qui les a créés. Les médias électroniques tels que la radio, la télévision et le vidéo en général, nous reportent à une idée de trace en tant que transcription. Images et sons proviennent d’une enquête qui apporte différents éléments sensoriels au sein d’une représentation unitaire et permet le monitorage d’un environnement et son évolution. Quand les médias à base mécanique et ceux à base électronique ont vécu dans un espace social, les deux logiques de l’inscription et la transcription ont constitué un important principe d’individuation (c’est-à-dire de distinction et d’articulation) des expériences de différents médias. Les médias numériques mettent en oeuvre, à l’égard de ce cadre, certains changements majeurs: ils font converger et interagir étroitement les processus d’inscription et les processus de transcription, en outre, ils rendent aussi immédiat le traçage et la présence de l’utilisateur, et enfin adoptent une hypertrophie des processus de traçage. Résultant de tels changements, un paradoxe qui caractérise profondément le paysage actuel: une de – identification des médias est une sur – identification des situations d’utilisation des médias eux-mêmes. L’article explore ce paradoxe en analysant les processus de trace que l’on trouve dans le jeu vidéo Spore (Will Wright, Maxis / Electronic Arts, 2008), et propose des interprétations à cet égard.
SUMMARY
In their historical development, the modern media have referred to two different logics of the trace. The photography- based mechanical media, such as cinema, refers to an idea of trace as inscription: the image and sound reproduced are due to a fixation for leaving a mark and are thus witness of the event sustained production that created them. The electronic media such as radio, television and video in general, refer to an idea of trace as transcription: images and sounds derive from a survey which brings back different sensory elements within a unitary representation and allows monitoring an environment and its changes. When the media based on mechanics and those based on electronics have lived together within a social space, the two logics of inscription and transcription have constituted an important principle of individuation (that of distinction and articulation) of different media experiences. Digital media implement, with respect to this framework, some major shifts: they make some processes of inscription and transcription converge and interact closely; also make immediate the traceability of the presence and actions of the user, and finally put up a hypertrophy tracking process. From these profound changes arises a paradox which deeply characterizes the current landscape: a de-individuation of the media corresponds to a hyper-individuation of the situations used by the media themselves. The article explores this paradox by analyzing the processes of tracing to be found in videogame Spore (Will Wright, Maxis / Electronic Arts, 2008), and proposes interpretations in this regard.
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Anno: 2017 - n. 1

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